Introduction
La science derrière l’obscurité
Les points importants d’une retraite dans l’obscurité

Mon point de vue
Pour moi, ce genre d’expérience est vraiment Life Changing et que ceux qui voudraient tenter ce genre d’expérience devraient être bien préparé en commençant par une durée faible d’une semaine par exemple, sachant qu’en Inde les moines font des retraites dans l’obscurité totale pouvant durer jusqu’à 90 jours.
Ma vision de la vie a complétement changé, je réalise que ma réalité est intérieure et non pas extérieure et que tous les facteurs externes à ma réalité ne sont au final que des interprétations de mon esprit, cette expérience permet de remettre en question et de lever le conditionnement.
Les raisons
Les humains sont des créatures diurnes, naturellement éveillées le jour et dormant la nuit. Ce cycle physiologique est essentiel à la fonction mentale. La vie moderne remplace les extrêmes naturels du soleil et des étoiles par la grisaille infinie de la lumière artificielle et des lunettes de soleil. Le rythme pris lors de la retraite d’obscurité remplace les habitudes naturelles de sommeil par le travail posté et les nuits tardives. Cette grisaille, ainsi que des centaines d’autres crimes civilisationnels, ont poussé la maladie mentale à des niveaux épidémiques, les taux de suicide et de dépression atteignant désormais des niveaux sans précédent dans notre monde. En termes simples, notre mode de vie est brutal, nuisible et dysfonctionnel.
Les souffrances modernes (surcharge sensorielle, surmenage, solitude, malnutrition, etc.) obligent des centaines de millions de personnes à prendre des drogues psychoactives juste pour fonctionner. La plupart n’aiment pas cette dépendance, qui engendre des souffrances supplémentaires. Piégés dans un cercle vicieux, ils se demandent, impuissants, si les choses vont un jour changer.
De nombreux facteurs contribuent à la souffrance. La suppression des chambres noires sanitaires constitue un moyen simple de les inverser tous en même temps. Tout d’abord, arrêtez-les. Deuxièmement, cela vous donne une chance de vous guérir. Il n’existe pas de médicaments, de thérapies ou de spécialistes. L'auto-guérison est libérée. Contrairement aux contes de fées, à la religion et aux publicités sur les ampoules électriques, l’obscurité est une bonne chose. L’obscurité, comme la lumière, est une condition naturelle de la vie. Nous avons besoin de toute la nature – neuf à dix heures par jour – pour nous reposer correctement.
En temps de crise, nous avons besoin d’une période prolongée d’obscurité pour nous reposer et récupérer. Se retirer de la chambre noire est à l'âme ce que le jeûne est au corps.
Le soulagement des sens

Il est temps de se remettre pleinement des traumatismes, de l’épuisement et de l’ivresse, de tous les bouleversements que la vie moderne nous a apportés et surtout en nous.
Nous avons un besoin fondamental d’obscurité. L’instinct dans des circonstances extrêmes nous donne un indice clair. Lorsqu’ils sont psychologiquement dépassés, les enfants s’accroupissent et se couvrent les yeux, cherchant si possible refuge dans la solitude. Déprimé ou choqué par le désastre, tout son corps criait : "Donnez-moi un abri!" . La pièce sombre est ce refuge. L'obscurité est recherchée depuis longtemps. C'est juste sous nos yeux. Mais nous ne pouvons pas le voir. Elle est obscurcie par notre obsession apollinienne pour la lumière, la pensée et l’action. Et par la peur médiévale. Nous pouvons enfin sombrer dans l'obscurité et nous reposer. Nous pouvons retrouver notre moi perdu.
L’aspect psychédélique

Bien que l’expérience a plusieurs points communs avec une prise de psychédélique ( expérience de mort imminente, remise en question, mort de l’égo, capacité à faire face et guérir traumatisme et conditions mentales ) ce n'est pas un voyage psychédélique. J’entends par là l’utilisation de conditions anormales telles que la drogue ou le manque de sommeil pour expérimenter consciemment des phénomènes normalement inconscients. Il ne s’agit pas non plus de recherche de sensations fortes. Les images impressionnantes et les émotions associées que l’on peut ressentir dans l’obscurité sont divertissantes et même enrichissantes. Mais vivre des expériences aussi agréables n’est pas le problème. L’essentiel est de retrouver la capacité de vivre normalement.
L’aspect de guérison
L’obscurité est comme le jeûne. Nous savons à peine ce que fait cette expérience au niveau le plus profond. Parfois, l’opportunité de participer consciemment à ce processus se présente. Vous comprenez pourquoi votre vie va mal – s'il est important de changer votre façon de penser et votre comportement à cet égard. Habituellement, vous vous sentez simplement mal à l'aise ou avez une sensation profonde de mal être sous-jacent. Mais nous connaissons toujours les résultats :
La réadaptation – la restauration du soi perdu - s'accompagne souvent de sentiments de satisfaction, de présence et d’euphorie. La transformation que procure les chambres noires montre l’étonnante capacité du corps à se guérir lui-même dans de bonnes conditions.
Pour ceux qui ont souffert et échoué pendant des années avec d’autres méthodes, ce processus est véritablement miraculeux. Le temps dans l’obscurité montre que si l’on veut un miracle, il suffit de poser les conditions.
Et après ça? Guéris d’un traumatisme, nous n’aurons plus à recommencer. Nous absorbons et apprendrons de l’histoire et de ses conséquences
Mon expérience

J’ai moi-même expérimenté la thérapie de la chambre noire, à 3 différentes reprises espacées de 6 mois chacune, la première aura duré 6 jours, la seconde 9 jours et la troisième 12 jours.
Trois ans avant ces expériences je m’étais isolé une semaine dans ma chambre avec seulement des bougies et de la nourriture; cette expérience m’a solidement préparé à être isolé dans l'obscurité la plus totale.
Ma première expérience
Lors de ma première expérience je n’ai ressenti les effets psychédéliques que vers la fin, mais dès le deuxième jour je voyais des flash de lumière blanche, chose qui s’est reproduite dans toutes mes expériences. J’aurais voulu rester plus longtemps mais j’ai choisi de commencer doucement cette expérience de thérapie de la chambre noire.
Ma seconde expérience
Lors de ma seconde expérience , tout s’est vraiment intensifié la nuit du quatrième jour où j’ai eu des visions incroyables en rêve. Il faut savoir que durant ces expériences d’obscurité les rêves sont les seuls moments où l’on voit des “choses” et vu que les rêves se basent sur ce que nous vivons au quotidien ils prennent une toute autre forme.
Mes méditations devinrent rapidement très profondes et parfois sans méditer dans mon lit je ressentais une impression de mort de l’ego plus ou moins intense, l’une d’entre elle qui était particulièrement intense me rappelait un trip à la 5-meo-dmt où j’avais l’impression que mon enveloppe physique toute entière se défaisait et que je me laissais partir vers la mort, le néant.
Le retour à la lumière était incroyable, j’ai allumé une bougie et je l’ai posé derrière moi en ayant le miroir devant moi, j’avais l’impression que le sol tremblait sous moi mon visage se mélangeait dans le miroir, j’ai pris peur et suis allez dans mon lit pour observer de loin cette lumière qui innondait la pièce, de folle synesthésie m’ont prise et je me suis mis à entendre les couleurs, à les goûter, à sentir leur odeur et même toucher ces couleurs, car comme pour un aveugle dont les zones du cerveau destiné à traiter les formes et les couleurs, mon cerveau à utiliser ces zones pour les autres sens, lesquels se sont fortement aiguisés.
En sortant dans la rue tout me paraissait nouveau, j’avais l’impression d’être dans une planète extraterrestre où tout était nouveau pour moi, encore plus que mes premières expériences psychédéliques.
Ma troisième expérience

Lors de ma troisième expérience j’ai voulu tripper avant que l’obscurité commence, je suis rentré dans la pièce sombre avec une bougie et j’ai trippé au LSD. J’ai dû affronter ma peur de rester 12 jours dans l’obscurité et le silence, et je me suis laissé plonger dans ce trip psychédélique à l’orée de la bougie, je me suis endormi après et j’ai ouvert les yeux dans la plus totale des obscurités. Mon objectif cette fois était de profiter de la forte plasticité cérébrale que me donnait l’expérience pour m'entraîner au combat. J’ai exécuté des mouvements de combat et du shadow boxing pendant des heures chaque jour, accompagné de méditation. Mais, un de mes buts principaux était de guérir ma dyskinésie tardive, qui est une maladie qui survient suite à la prise d'antipsychotiques dont les symptômes sont des tremblements dans la région de la nuque ( symptômes extrapyramidaux ) et qui peut rester à vie. Durant les longues heures de méditation je me suis focalisé sur ces vibrations jusqu’à les ressentir aux degrés les plus infimes et j’ai pu me guérir de cette maladie avant la fin de l’expérience.
Conclusion